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ville de vanves - Page 1588

  • BOULES LYONNAISES A VANVES DEPUIS 65 ANS : PAS QUESTION DE RETRAITE !

    La  section du Stade de Vanves devrait célébrer ses 65 ans en 2012. L’âge de la retraite alors que ce n’est pas le cas pour sa trentaine d’adhérents qui n’ont pas encore l’âge de la retraite à quelques exceptions prés. Elle s’apprête à vivre une nouvelle fois, un passage de relais avec le départ dans sa province natale de son président Dominique Billat qui n’en est pas pour autant à la retraite. Et son remplacement par  Eric Bœuf, très connu à la section Pétanque, mais aussi adepte de la Boule Lyonnais  depuis longtemps qui devrait progressivement prendre relais. Une réunion conviviale s’est tenue à la section Pétanque Vendredi soir dernier en présence de Maxime Gagliardi, maire adjoint chargé des sports et Bruno Chauvet, président du Stade de Vanves, « pour marquer le coup ».

     

    Mais ce n’est pas véritablement un départ, car Dominique Billat a su tisser des liens entre les Clubs de Vanves et d’Albens depuis qu’il avait adhéré au club vanvéen en suscitant une rencontre annuelle en Janvier/Février chaque année,  et à d’autres occasions qui vont continuer et peut être même se multiplier avec les clubs d'Albens et d’Aix Les Bains qui avait participé au challenge de la Ville de Vanves de Septembre 2011. Le dernier échange, voilà quinze jours, a vu 4 équipes de Vanves participer au concour de Rumilly, localité voisine d’Albens avec une équipe sélectionnée en finale et une autre qui n’a pas pu dépasser la demi finale. Cet échange qu’il avait suscité, a  été l’acte fondateur qui a amené les boulistes de Vanves à aller se frotter aux plus grands boulistes dans des concours de renom en province, et à organiser un concours national à Vanves.  Il avait pris le relais d’Alain Jaunas en Septembre 2010  qui avait su fédérer,  rendre plus fort et plus soudé cette section qui était reconnue sur la carte de France du Sport Boules. Durant les 16 mois de cette présidence, il a été gâté avec quelques titres de champions pour cette section, notamment au niveau du challenge Pradeau dans les Hauts de Seine gagné deux fois de suite en 2010 et en 2011, des championnats départementaux  AS, doublettes et quadrettes….

     

    Mais il a dû gérer la disparition du terrain de football annexe en stabilisé qui permettait d'organiser des concours importants  (Challenge de de la ville de Vanves, Challenge National GPSO) et d'accueillir le championnat départemental doublettes, obligeant la section Boules Lyonnaises de  se contenter de ses 11 terrains pour organiser ses concours (32 Doublettes). La Section a fait des démarches pour disposer de terrains à Marcel Bec mais GPSO ne veut pas entendre parler des Boules  Lyonnaises préférant une piscine olympique. Ce qui a provoqué un débat sur les terrains couverts qui vont devenir « l’arlésienne » des Boules, car le maire ne veut pas en entendre parler.  Malgré les efforts de Maxime Gagliardi, maire adjoint chargé des sports qui fait son possible pour obtenir ce boulodrome couvert couplé avec la couverture des courts de tennis en synthétique qui ne coûteraient presque rien à la ville grâce à de multiples subventions. Malgré l’accord de la section Tennis à ce projet…

     

    Peut être faudra t-il encore 20 à 30 ans puisque c’est la moyenne pour aboutir à un projet sportif à Vanves. D’autant plus que le boulodrome prévu au Fort  d’Issy est prévu uniquement pour les « bobos d’Isssy » - adepte de la pétanque -  qu’André Santini veut mettre dans sa poche avant les législatives de Juin 2012. Alors Vanves….et sa boule lyonnaise ! En attendant, cette section fait son petit bonhomme de chemin chez les grands de la « boule » grâce à quelques joueurs en se frottant aux « grands champions », grâce à leurs dirigeants bénévoles dont fait parti Dominique Billat qui va sûremment continuer à Albens tout en suivant de très prés Vanves….et qui tient à ne pas partir encore à la retraite.  

  • VANVES ET LE SALON DE L’AGRICULTURE : Les traces d’un passé agricole et viticole ne manquent pas !

    Il existe d’autres traces d’un passé agricole et viticole que la dernière ferme et la foire agricole. A l’occasion de la décision du dernier conseil municipal de nommer « Garguanta » l’allée reliant l’Espace Cabourg à la rue Raymond Marcheron, la ville de Vanves a rappelé que Rabelais par l’intermédiaire de Garguanta célébre le vin de Vanves, un excellent rouge issu de cépage noble à petits grains noirs dit « morillon » dont le nom est encore porté par une rue de l’ancien village de Vaugirard (XVéme arrondissement). Un bon cépage de l’espèce de Pinot Noir dont sortent, entre autres, les grands Bourgognes. Malheureusement, il fut remplacé plus tard par des cépages « grossiers » à grand rendement et plus rudes, tel que le « Gouais » ou « l’infâme » gros Gamay – le petit Gamay étant celui du Beaujolais qui contribuèrent à l’avilissement, la désaffection et la disparition des vignobles d’Ile de France

     

    Mais ce n’est pas tout, car les lieux dits « Clos » comme « Clos Montholon » à la frontière de Vanves-Issy les Moulineaux-Clamart indiquent qu’ils existaient en ces lieux, des vignes clôturées par des murs. Le Cahier de Doléances de 1789 indique une surface de vignes de 20 arpents alors qu’un observateur à la veille de la Révolution, parlait de 250 arpents de vignes mais « sur des terres peu fertiles et pas d’un grand rapport ». Vanves a compté de nombreux viticulteurs dans le passé. Il faut savoir que l’on recensait en 1789, 17 000 ha de vignes en Ile de France qu’ont tué les cépages grossiers puis le développement de la capitale et de sa banlieue vers 1850

     

    Des livres comme « Vanves du Moyen âge à nos jours » (épuisé)  rappellent ce passé viticole : Au Xéme siècle, le village comptait plusieurs pressoirs banaux. Un certain Eudes du Val se vit confirmer en 1202 par le roi Philippe-Auguste les droits de pressurage qu’il percevait à Vanves. En Juin 1427, les villageois de Vanves et d’autres localités voisines organisèrent une procession pour hâter la floraison de la vigne qu’un temps rigoureux retardait. Enfin, Jean Liebaut dans Agriculture et Maison Rustique (1602 et 1640) cite des farces où il est question du vin de Vanves et écrit : « Entre tous les vins dont nous usons à Paris, les meilleurs quant aux rouges sont ceux de Cousy, de Seurénes, de Vanves, de Meudon »

     

    Il en est de même dans le livre paru sur Vanves dans la collection « Image du Patrimoine » qui, dans la première partie historique, relève que la vocation agricole de Vanves est attestée depuis le Xéme siècle : « En 999, une charte de Robert Le Pieux confirme à l’abbaye parisienne de Saint Magloire,  la possession de 5 arpents de vigne concédés par Hugues Capet. La culture de la vigne, bien visible sur tous les plans et les cartes dés le XVIIéme siècle, s’avère ainsi précoce et prépondérante dans l’exploitation du terroir vanvéen. Si la production de vin obéit aux besoins du culte, la viticulture semble, en outre, avoir dès le XIéme siècle occupé la première place dans les ressources locales, nécessitant plusieurs pressoirs attestés anciennement. Sans doute ne faut il pas chercher plus loin la justification des caves médiévales mentionnées ou visibles (4 et 21 rue de la République) dont le rapprochement avec le cellier des Bernardins n’est pas seulement formel. En 1163, un acte émanant du pape Alexandre III confirme à l’abbaye royale de Sainte-Geneviève la possession de la cure de Vanves et de tous ces biens : « Apud Vanvas ecclesiam terras et vineas et capitalia cum omni justitua quaer ad terras verras pertinent »(A Vanves, l’église, les terres cultivées, les vignes et les troupeaux avec tous les droits qui se rattachent à vos terres ». Un peu plus loin, ce livre fait état de 3 à 4  arpents de vignes au bout du jardin du sieur Saint Germain de Lassis (parc du Lycée Michelet) au XVIIéme siècle

     

    Vanves Infos faisait état dans son numéro de Février 1989 d’un vanvéen qui cultivait quelques pieds de vignes sur la terrasse d’un charmant immeuble de la rue Louis Dardenne. Quelques pieds de vignes étaient cultivés par la propriétaire d’un pavillon situé rue Paul Lefebvre face à l’Hôtel La Cigogne.  L’association Le Cercle des Cents avait adressé en Mars 1994 un projet de plantations de vignes à l’occasion de l’année « Rabelais » et proposait qu’elle soit plantée sur la butte du Parc F.Pic. Un croquis avait même été réalisé par l’un des membres de cette association. Mais sans suite. Tout comme le projet de la Section Pétanque du Stade de Vanves sur le talus SNCF. Et il en est de même pour les ruches, dans le corridor écologique entretenu par l’association Espaces le long de ce  talus SNCF. Que d’occasion ratée pour rappeler ce patrimoine agricole et viticole tant à droite qu’à gauche. Dommage !

  • VANVES ET LE SALON DE L’AGRICULTURE : DE LA DERNIERE FOIRE AGRICOLE A LA DERNIERE FERME VANVEENNE

    Comme nous le faisons chaque année, à l’occasion du salon de l’agriculture, le Blog de Vanves rappelle à ses lecteurs fidéles que la dernière ferme de Vanves a été remplacée en 1970/71 par un garage qui appartenait à un certain « Jojo de Vanves », Georges Munier, qui nous a quitté voilà un an, et que notre commune a accueillit une foire agricole entre les deux guerres (du XXéme siécle) .

     

    La dernière ferme de Vanves se trouvait à côté du Pére Tranquille et presqu’en face du Rosier Rouge, le long de l’avenue du Général de Gaulle, où de nombreux petits commerces, aujourd’hui disparus, créaient un lien social que beaucoup regrettent. Il y avait une boutique où la grande mére Picherit, de la famille qui tenait cette ferme, vendait du lait, de la créme, du fromage, avec un logement au dessus qui était devenu le bureau du garagiste. Une grande allée donnait d’un côté sur une étable de 25 vaches, des cabanes à lapin et une porcherie, et de l’autre sur des fosses pour le fumier, le tourteau pour les vaches et un tas de pailles que ces fermiers allaient récupérer dans les fosses de l’école militaire et autres bâtiments militaires. Les vaches allaient paître, prés du Boulevard du lycée où il y avait un champ ou un terrain vague à la place des immeubles actuels au carrefour avec l’avenue du Général de Gaulle. Georges Munier a apporté un témoignage très vivant dans « Paroles Vanvéens » recueil collectif  réalisé par Pierre Meige (Edt du Bout de la Rue ) sur son installation : « Je me lance dans l’aventure et décide de monter mon garage à la place des étables et de la boutique. J’ai passé tous mes samedis et mes dimanches pendant un an à transformer les bâtiments pour qu’ils ressemblent un tant soit peu à un garage de banlieue qui se respecte » racontait il. « J’ai cassé à la main, la fosse à purin, la fosse à pulpe, la fosse à fumier, les cabanes à lapin, et la porcherie. Je me rappelle le premier jour d’ouverture : il y avait encore deux poules et cent tonnes de gravats »

     

    Vanves a accueilli aussi une foire agricole dont parlait « Le petit journal Agricole » entre les deux guerres mondiales, avec des photos notamment d’un lot de vaches flamandes attendant le passage du jury ou d’un cheval examiné par ledit jury ou encore d’un lot de bêtes vendues attendant leur départ à l’abattoir. Elle se tenait pendant plusieurs jours dans toute la ville, où les produits agricoles et de l’élevage dominaient. Il est  vrai, qu’hormis quelques pépiniéristes et fleuristes, « son territoire n’a jamais permis de faire de la culture intensive. Ce ne sont pas ses 500 ha de territoire qui pouvaient la ranger parmi les grosses productrices de céréales. Il y a pourtant des traditions rurales à Vanves » reconnaissait le journaliste de l’époque en rappelant le souvenir des vignes remontant à 998, l’élevage développé par les moines de l’abbaye de Sainte Geneviève à qui appartenaient les terres de Vanves, la fabrication du beurre… « Ce sont ses raisons qui l’ont aménée à accueillir une foire agricole qui rassemblait de nombreux cultivateurs des environs venus admirer et trouver tout ce qui leur était nécessaire comme outillage, matériel, graines, semences, chevaux, volailles, bœufs, vaches laitières, moutons, et porcs ».

     

    Ainsi cette foire de Vanves  s’est étalé du 18 Juin au 16 Juillet 1922 avec nombreux concours, animations, expositions qui se déroulaient sur tout le territoire de la commune : Une exposition d’horticulture place de la République, de vaches laitières et autres animaux place (square maintenant) Etienne Jarrousse, avec concours de chiens de beauté  de beurres et fromages. De nombreux prix étaient remis dont celui de la ville de Vanves, avec des médailles de M.Pic, maire de Vanves etc…. Plusieurs animations étaient programmées tout au long de ce mois : courses à pied, à bicyclette de Saint Remy à la Vallée de Chevreuse (aller-retour) qui attiraient 120 participants, fêtes enfantines, défilé costumé des enfants et goûters, bals organisés par la Caisse des Ecoles, le Patronage Laïque, la Jeunesse Républicaine, les colonies scolaires, la Société Scolaire du Secours Mutuel, l’association philomatique… Cette foire de Vanves qui s’est renouvelé en 1923 avec un défilé musical, puis en 1924  avec une exposition industrielle et commerciale n’avait d’agricole que le nom, puisque de nombreuses animations s’y étaient ajoutées. Mais c’était bien avant qu’un salon de l’agriculture et une Foire de Paris ne soient organisé tout à côté.